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A Silent Voice, une œuvre engagée contre la discrimination ?

Bonjour à tous et à toutes, l'article qui va suivre peut contenir des spoilers sur A SILENT VOICE cependant, ceux-ci sont mineurs et ne concernent que la première partie du film si ce n'est moins. Nous analyserons ici sa morale. 




 


Koe no Katachi est un film d'animation japonais réalisé par Naoko Yamada tiré du manga éponyme de l'auteure Yoshitoki Ōima sortie le 17 septembre 2016 et produit par Kyoto Animation.

Le film présente sous les traits du drame, de la romance et du slice-of-life l'extrême violence des uns envers les autres de par leurs différences. Ce film à la fois, touchant, magnifique et perturbant pourrait en amener plus d'un à réfléchir deux fois quant à sa manière d'agir avec autrui.  


Synopsis:

Tout commence quand une nouvelle élève arrive dans une classe de primaire: Nishimiya Shouko, bémol elle est sourde. Lors de son arrivée, celle-ci interpella la curiosité de Shougo Ishida et un peu plus tard son dégout. Ce fit la même chose pour le reste de la classe sauf une fille, Sahara. L'histoire prendra son deuxième tournant quand la mère de la jeune persécutée se rendit compte de la situation de sa fille. Alors, tous les élèves se retourneront contre Ishida, l'accusant d'être le seul à l'agresser. Les discriminations seront désormais envers lui et lui-seul le jour où Nishimiya quitta la classe.  

C'est cinq après que nous retrouvons Ishida au lycée toujours mis à l'écart par les autres et déterminé à mettre fin à ses jours dès lors qu'il se serait excusé auprès de Nishimiya ayant compris les erreurs de son passé.



Shougo Ishida, à l'arrivé de Nishimiya Shouko. 


I. Une morale bien connue mais sous une approche différente.

Si dans les animes et les shonens, il n'est pas rare de voir les héros principaux rejetés pour leurs différences (Naruto dans « Naruto » par ne citer que lui.) dans A Silent Voice, on nous met cette fois-ci du côté du persécuteur. Un point de vue plus intéressant qui, à mon goût, saura faire réfléchir plus profondément sur le sujet.

Le film nous met également du côté du persécuté lorsque c'est au tour d'Ishida de subir les malices de ses camarades. Et ainsi de recevoir le malheureux mais mérité retour du bâton. 



Naruto seul dans la cours.



II. Une morale pas si imprévisible que ça.

En effet, la morale de cette histoire serait sans nul doute: « Seuls ceux qui ont le malheur de se faire persécuter peuvent ressentir la douleur des persécutés » ou bien « Ne fais pas autres ce que tu n'aimerais pas que l'on te fasse. » .



Ishida qui hurle dans les oreilles de la jeune fille malentendante. 


L'œuvre engagée met en avant la « punition » que va subir l'héros et ceci dans l'extrême car ce dernier avait pour but de mettre fin à ses jours. "Hyperbolée" ou pas, la morale est ressentie avec émotion.  


III. Un contexte local mais pas que.

Beaucoup d'entre-vous ne feront pas le lien entre la société japonaise et le film, mais si l'on prête attention à l'élitisme japonais et au taux de suicide par an, on comprend très vite pourquoi un tel film est intéressant. Mais ce n'est pas que le cas au Japon car oui, en France aussi la discrimination est plus que présente dans toutes les classes et dans tous les secteurs professionnels. Ce film trouve alors le point sensible entre émotion et raisonnement.



Enfant persécuté, (c)MidiLibre



IV. Une petite conclusion pour une si grande œuvre.

La conclusion que l'on pourrait tirer du film serait que nous devons, tous, faire preuve de tolérance et de compréhension envers ses pairs comme envers les personnes différentes. Oui, que l'on soit une femme, un homme, hétérosexuel, homosexuel, athée, croyant, aveugle, sourd, muet, atteint de trisomie, tous nous méritons le respect.



Un TAG.




"Puissent tous les hommes se souvenir qu'ils sont frères!"  - Voltaire.

 



avatar Par Eruu, le 30/05/2017 à 21:21

>> Commentaires
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Meloetta
15 juin 2017 à 08:57


Ton article est clair, permet d'ouvrir le sujet sur les discriminations et je te rejoins sur le fait que c'est plus intéressant d'avoir le point de vue de l'agresseur agressé.
La société japonaise a des défauts mais toute société moderne en a. Chez nous aussi, les enfants ont de mauvais comportements.
Parfois, je pense qu'on est tous responsables (parents car on tient des discours devant nos enfants qui peuvent les amener à agresser pour se défouler ou rire - les profs qui ne veulent pas de problèmes, les enfants qui se disent "tant que c'est pas moi" et la société en général).
C'est un peu dur de te dire que ton analyse est superficielle. Moi, qui ai vu ce film et qui a été touchée par cette histoire, j'ai eu peur que tu en dises trop.
Mais tu as bien introduit le sujet. Et ceux qui n'ont pas vu ce chef d'oeuvre (car ce film est magnifique) pourront découvrir les détails et aussi les meilleurs scènes de cette histoire dramatique mais pas que.
En tout cas, merci de parler de ce film, qui est pour moi, meilleur que Kimi no Na (le réalisateur lui-même pense qu'il est incomplet...) car j'ai ressenti 10 000 fois plus d'émotion avec Koe no Katachi...



PS: pardon pour les fautes.
Eruu
15 juin 2017 à 20:10
Mais ne t'excuse pas ! C'est moi qui te remercie. C'est avec des commentaires comme les tiens que l'on procure du bonheur à un rédacteur.

Oui, je n'ai pas voulu aller trop loin dans l'analyse afin de ne pas spoiler sur le film et son dénouement. Ce n'était évidemment pas la but recherché... Et bien heureusement je n'ai mis en évidence qu'UN SEUL point du film qui pourtant en est composés de plein d'autres tout aussi important.

Koe no Katachi est une oeuvre incontournable du niveau des films du Studio Ghibli en s'adaptant au style graphique des animes que l'on aime tant sans pour autant délaisser les amateurs d'animation à la Miyazaki.

Inaho
6 juin 2017 à 08:06


Suite à ton article, j'ai regardé l'anime, que j'ai bien aimé.

Seul chose dommage sont les multiples fautes présentes dans l'article, mais sinon il est très intéressant.
Eruu
8 juin 2017 à 16:57
J'ai corrigé, j'étais fatigué c'est totalement de ma faute.

Karasu
1 juin 2017 à 21:03


Je n'ai pas vu le film alors je ne pourrais débattre sur ce qu'il raconte même si cela à l'air fort intéressant, cependant c'est une analyste bien trop simpliste à mon goût. Je trouve honorable de ne pas vouloir spoiler mais à ce stade ci, il n'y a pas beaucoup d'évolution au fil de l'article. Tu ne fait que survoler des surfaces au lieu de te plonger dans quelques chose ayant plus de réflexion. Sans vouloir t'offenser loin de là, avec ton article, la seul chose que j'ai apprise c'est que je vais rajouter ce film dans ma liste d'a regarder plus tard...

Je pense que pour tes futurs analyses, il faudrait aller bien plus en profondeur dans chaque points. ^^

Karasu
1 juin 2017 à 20:51


Sortie le 17 Septembre 2017 ? y a que moi que ça choque ?
Inaho
6 juin 2017 à 08:07
C'est 2016, et en France il vient seulement d'arriver ;)

The-Fury-CI
31 mai 2017 à 10:57


Super article ^^
Eruu
31 mai 2017 à 13:24
Merci beaucoup !

Rinoic
31 mai 2017 à 07:35


Merci de m'avoir répondu. je comprends, tu voulais surtout parler de la discrimination inter-elève avec comme support koe no katachi. De ce sens la, ton article est très bien construit et travailler.
Eruu
31 mai 2017 à 12:50
Merci beaucoup !

Rinoic
30 mai 2017 à 21:51


Alors, que je te dise. Ton article est bien, il est très bien travaillé et montre l'essentiel. Mais tu es resté au stade de l'introduction, ce qu'il m'a pas très plu.
Le film ne s'arrête pas qu'au persécuteur qui persécute la fille malentendante, tu vois. Le film, le manga va plus loin que cette morale.
Je ne pense pas que le début soit la meilleur partie du film mais c'est quand il rentre dans l'adolescence que le film montre un message plus fort.
Shouko est sourde et de ce fait, ces camarades de classe s'en prennent à elle et ils ne cherchent pas à la comprendre. Même le prof ne cherche pas à la comprendre (ex : quand le prof lui demande de lire une phrase et la dit puis ce prof dit à ses autres élèves d'applaudir). Et c'est cela qui est horrible, ok le gamin l'a persécuté mais ce n'est pas le seul, et dans l'histoire il faut un coupable. On le voit bien dans le manga d'ailleurs quand ses deux potes lui volent ses chaussures pour lui mettre à la poubelle, le prof il s'en moque complétement. Oui il y a ce qu'il méritait mais grâce à cela il est devenu fort, il essaye de se racheter même prêt à se suicider pour expier sa faute.

D'ailleurs, l'introduction amène la suite, donc tu aurais plutôt je pense faire des rapprochements avec ce qu'il se passe après l'intro.
Eruu
30 mai 2017 à 23:15
Merci d'avoir pris le temps de me répondre et je te répondrai avec sérieux. Dans cet article, je n'avais pas pour but de parler de l'histoire de Koe no Katachi mais seulement de la discrimination inter-élèves qui touchent d'autant plus de monde.

Bien évidemment que je n'ai pas fait toute l'analyse car je ne compte pas spoiler davantage.

Je voulais, et j'avais pour but seulement de mettre en avant la discrimination. C'est d'ailleurs le maître mot de mon article. Le film n'est qu'un exemple tout comme celui de Naruto perdu dans une parenthèse.

Je n'aborde qu'un seul des nombreux thèmes abordés par l'œuvre et non, sa globalité.

Merci tout de même de l'avoir lu.